Arrêter de fumer, c’est dur comment ?

Dans mes défis à relever avant mes trente ans il y a… arrêter de fumer. Après avoir repoussé l’échéance, le moment est venu. Au moment où j’écris ces lignes, cela fait 15 jours que je prive mon corps de ces bouffées qui m’apaisaient grandement depuis 15 longues années. Presque la moitié de mon âge.

stop smoking

Oh je n’ai pas toujours fumé beaucoup, au lycée je fumais peut-être deux/trois clopes par jour, moins le week-end, c’était plutôt social. D’ailleurs mes parents ont découvert que je fumais assez tardivement. Ma mère un peu plus tôt que mon père, mais la première fois que j’ai fumé devant mon père c’était en 2007, soit 6 ans après avoir commencé. J’ai toujours été une militante anti-fumée, je déteste ça. Et le seul moyen de gueuler contre la clope, c’était encore de cacher que je fumais.

Oui c’est paradoxal, on peut aimer fumer, et détester que les autres fument, surtout à l’intérieur, et spécialement dans votre gueule. La voiture étant le pire. Gerbillon assuré. Je protestais en m’accrochant un mouchoir à l’eucalyptus autour du visage.

Alors voilà, après 15 années à tirer sur ma copine (!!), j’ai arrêté. Enfin j’essaie. Je me garderais bien de penser qu’à près deux semaines d’abstinence je suis guérie de toute rechute et de filer des conseils à qui que ce soit. J’ai été chez le médecin, je me colle un patch tous les matins, et je me concentre sur mon travail.

La première journée a été absolument horrible, je n’ai quasi rien pu faire au boulot. Absence totale de concentration, excitation, mal de tête, crise d’angoisse, j’ai douillé fort fort. D’ailleurs si ça vous intéresse, je raconte ces premières 24 heures sur Terrafemina.com

Depuis, cela va un peu mieux, effectivement l’envie ça dure 3/4 minutes, après on passe à autre chose. C’est juste qu’au début on a envie 20 fois par jour, alors ça mobilise. J’ai tiré sur des fins de clopes à mon premier apéro, avec aucune envie d’en allumer une le lendemain. Deuxième soirée, rien. je m’attendais à pire, mais pour le moment ça va.

Le moment où la clope me manque le plus n’est étrangement pas celui que j’avais imaginé. Je pensais qu’après les repas ce serait atroce. En fait, c’est en sortant d’un endroit clos que cela l’est. Je ne fume jamais à l’intérieur, déjà parce que c’est impossible dans les lieux publics, ensuite parce que je déteste la fumée. Mais lorsque je sors du bus, d’une réunion, d’un train, d’un resto, du cinéma… bref quand je sors, je fume. c’est mon premier réflex.

Alors on va pas se mentir les cocos, c’est chaud du kiki. Je crois qu’après le premier jour, j’ai un peu passé le plus dur, parce que ça ne me paraît plus insurmontable. Je fumais en moyenne dix clopes par jour, j’imagine que chez un gros fumeur, cette période atroce est plus longue. C’est un peu comme un régime, on se dit qu’on en a tellement chié que jamais plus on ne nous y reprendra, et pourtant j’ai toujours mes bourlitos. Alors j’espère que pour la clope, je saurais m’y tenir, parce que merde quoi.

La suite au prochain épisode…

 

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