Pop In Nice : entre trouille bleue et maxi kiff !

Pour la troisième fois, j’ai participé au raid urbain et féminin Pop in the City et cette fois encore mes bras m’ont lâché, mon cœur a explosé et j’ai surkiffé. On doit être un peu maso vous ne trouvez pas ? A se faire des peurs pareilles et à en chier, tout cela volontairement ! Petit récit au pays des petits farcis !

Ce doux weekend de 3 jours à Nice a commencé vendredi par une journée de farniente à la plage. Après m’être maudite d’avoir oublié mes chaussures de plage anti-galets, j’ai plongé dans l’eau avec mes copines, l’eau était à 22°, un rêve. Quand on vient de Paris (14°) c’est irréaliste de se baigner au mois d’octobre. On a jubilé (après avoir gueulé puta** de sa race 15 fois contre les galets).

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Samedi matin, tête dans le c**, nous avons rejoint le théâtre de Verdure de Nice pour une nouvelle édition de notre raid préféré. Comme à Aix, je suis partie à l’aventure avec 5 amies, nous étions donc 3 binômes. Pour rappel, le principe de Pop In the City, c’est de découvrir une ville en réalisant des défis dans 5 catégories différentes : art, culture, solidarité, sport et extrême. A la fin de la journée, les participantes sont classées par nombre de défis réalisés puis par ordre d’arrivée.

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Sadiques, les organisatrices de Pop in the City nous ont fait commencer la journée par un sprint sans chaussures sur les galets pour récupérer notre roadbook… Un miracle que personne ne se soit tordu la cheville, dans le club des bras cassés on en a quand même une à qui ça a fait un beau bleu sous le pied. Le roadbook comprend toutes les énigmes à résoudre pour trouver les défis disséminés dans toute la ville.

Nous avons réalisé 9 défis dont voici le résumé :

Écosystème (Solidarité)

On commence la journée en apprenant les joies du compost et en triant une cagette de déchets dans les vieux (et désaffectés) abattoirs de Nice, un défi sympa mais franchement qui laisse pas un souvenir impérissable.

Le roi (Culture)

On a rencontré une famille, ou des gens je ne sais plus, qui réalise quasi tous les chars du Carnaval de Nice, et avec qui on a peint une carotte géante. Toujours sympa de découvrir des univers totalement différents.

La carotte en question

La carotte en question

Clap (Art)

On ne pouvait pas quitter les abattoirs de Nice sans réaliser ce défi totalement barré: tourner un mini film d’horreur. C’était hyper drôle et le lieu faisait suffisamment flipper pour que ce soit bien crédible. Bon je pense qu’on va me voir un peu rire sur la vidéo, mais mes amies étaient très « actor studio », avec des cris à faire pâlir Courtney Cox.

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Mission impossible (Extrême)

Ce défi porte bien son nom. Des cables suspendus entre deux immeubles attendent des petits singes prêts à s’y hisser et à remonter le câble à la force des bras à 25m de hauteur. Enthousiaste et super OP pour faire ce défi, j’ai pas trop eu peur au moment de lâcher le rebord, en revanche à 90% du parcours, mes bras ont lâché. Il faut dire que je ne suis pas la plus sportive, ni la plus svelte, et que mes bras ne sont PAS musclés. Tétanie, impossible de faire le dernier mètre, j’essaie, j’ai mal, je suis crispée, j’ai l’impression que je vais lâcher le câble, mais je ne veux pas le lâcher car 25m me séparent du sol et que le « mais tu as un harnais » me passe un peu au dessus de la jambe. On m’accroche une corde dans le dos et en 2 secondes je rejoins la terre ferme, tétanisée. J’ai même failli tomber dans la piscine sur le toit tellement j’étais à l’ouest… Mais tellement fière je suis… Bravo à toutes celles qui ont relevé cette épreuve et à toutes les moitié de binômes qui attendaient fébrilement en bas de voir leurs copines se pendre à rien.

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Odette et Robert (Sport)

Après avoir grimpé en haut du parc de la Colline du Château (je vous assure que les marches pour atteindre ce parc cassent bien les jambes! Surtout en plein cagnard), nous nous sommes remises de nos émotions avec une petite partie de pétanque. Une épreuve sportive comme on les aimes : relax. Un petit 5/0 plus tard il a fallu affronter…

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Ballonnée (Extrême)

… le saut dans le vide. 6m cette fois-ci, avant d’atterrir sur un gros matelas gonflable, finger in the noze me dis-je. « Allez les filllllllles », j’encourage mes copines, je me dis mais c’est pas haut allez quoi, you can do it girl ! Puis c’est à mon tour. Et là grosse pétoche… Bah oui en bas et en haut la perception est pas la même, la prochaine fois tu fermeras bien grand ta gueule me dis-je. Je regarde au loin et en avant Simone, non sans refréner le reflex de la piscine: se boucher le nez.

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La petite folie (Culture)

Détente à nouveau, nous empruntons un petit bateau pour rejoindre l’association « La mouette » qui restaure de vieux bateaux (des pointus). Ces personnes étaient incroyablement gentilles, nous avons poncé un gouvernail en étant ravies de les rencontrer.

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En attendant la vague (Sport)

Nous rejoignons la base nautique de Nice, ici deux défis possibles, du Canoë, et du Paddle. Nous sommes 6 et l’attente au Paddle est longue, on enfourche donc les Canoës, pour une petite balade bien sportive. Il paraît que certaines se sont plaintes que le parcours à réaliser était trop long… j’ai envie de dire que c’est une épreuve sportive pas une promenade de santé. Moi aussi j’ai eu mal aux biscottos (surtout après Mission Impossible…) mais bon ça se faisait quand même ! Après le défi on a même pris le parti de profiter 5 minutes et de se baigner, l’eau était bonne et ça nous a requinqué pour la suite.

Nice /Rio (Art)

On termine la journée en jouant des percus (de la cloche plus précisément pour moi, ça me va tellement bien), un moment là encore super sympa.

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On court vers le Negresco en espérant avoir le temps de faire un dernier défi, malheureusement celui-ci dure 30 min et il nous reste 15 minutes pour passer la ligne d’arrivée. Tant pis, c’est tout de même notre record, 9 défis réalisés en 8 heures de courses à travers tout Nice.

Si nous étions 2 et non 6, nous pourrions facilement faire un ou deux défis de plus car nous n’aurions pas à nous attendre, si nous étions en mode « vite passe partout la clé » on pourrait encore facilement en faire un de plus, mais on a décidé de marcher vite (et non de courir), de prendre le bus (et non de passer la journée en voiture), et surtout on a décidé de profiter des défis entre amies (et ça, ça n’a pas de prix comme dirait l’autre). C’est assez dommage de voir des binôme râler (véridique) parce que 15 minutes à poncer un bateau c’est trop long et qu’elles ne veulent qu’une chose : un autocollant. Dans ce cas là les meufs, faites un marathon quoi. Pop in the city c’est découvrir une ville et ses habitants. Si tout ce qui vous intéresse c’est d’avoir le plus d’autocollants sur votre carton à la fin de la journée, clairement c’est peut-être pas Pop in qu’il faut faire. Heureusement, l’ambiance est assez bonne à Pop in et l’on croise ce type de popeuses épisodiquement.

Je tire mon chapô à l’équipe qui a gagné en faisant 19 défis. Au mieux, si on avait été deux, et qu’on avait courru comme des dératés on en aurait fait 12/13. 19 ??? Mais comment est-ce possible ???

Je tiens à remercier les organisatrices, car même si Pop In the City est un raid payant (mon compte en banque a encore mal) chaque fois elles savent nous surprendre et ne pas nous décevoir. Nice remporte aussi la palme de l’accueil. Très sincèrement, les gens ont été super gentils avec nous, que ce soit les bénévoles ou les habitants. On n’a jamais eu autant de compliments et d’encouragements durant un Pop in. Merci !

Et un dernier (grand) merci à mes coéquipières, on est peut-être en queue de classement mais AMBIANCE SCANDALE,DANSE DE VANDALES,SANS NOUS VIENT LA CHALEUR…

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