Ouf, Noël est passé ! Adieu prise de tête de cadeau et autres merderies associées à cet événement, on se reverra l’an prochain !
Et oui tout le monde n’aime pas noël, je fais partie de cette population de rage man qui n’aime pas spécialement cette période de l’année hormis la bouffe. Un bon fois gras (ou pleins d’alcool) ça ne se refuse pas!
M’enfin c’est douloureux noël. Déjà au taff! Ouais vous vous doutez bien qu’en tant qu’étudiante je suis en vac m’enfin je traîne mes pieds dans mon merveilleux supermarché quand même. Et laissez moi vous dire que j’aurai bien carré des dindes autre part que dans les fours moi!
Dimanche 23, ouverture exceptionnelle du magasin youhou o/ Quelle tragédie, une foule incommensurable, des crétins tout partout, de la bouffe foutue en l’air en veux tu en voilà, et une pauv’ fille comme moi complètement sur les rotules. J’ai passé ma première partie de journée en caisse double, en face de la caisse prioritaire. Autrement dit, passaient dans mon dos des clients plus aigris les uns que les autres de se voir doubler par des prioritaires. M’enfin faut pas être con quand même, y’a de la queue partout (et pas celle qui fait plaisir à tâter) on se fout pas en caisse prioritaire un jour pareil quand on l’est pas. J’ai entendue des choses monstrueuses comme cette dame qui s’insurgeait de voir le mari d’une femme enceinte lui passer devant sous prétexte que sa femme avec le bide rond « Moi aussi je vais venir avec mon handicapé pour passer devant les autres ! » O_O Ouais décidemment la noyel ça ne veut pas dire paix et amour!
Le 24 au soir, c’est là que le repas de famille s’impose. J’aime pas ça moi les repas de famille mais cette année j’ai trouvé la parade, l’apérooooo ! Ouh après deux kir ça va déjà mieux, je mange mon fois gras et je glousse telle une canne en perdition. Je continue avec le vin et là tout va encore mieux j’adore les patates ! Pis vient les cadeaux, hop un ti coup de champagne. Voilà comment passé minuit je me retrouve à faire le dj dans le salon avec le pc sur les genoux et à bouger mon body style je suis fan de kamel ouali ! Finalement la noyel c’est pas si nul quand on s’anesthésie le cerveau.
Mais c’est sans compter sur cette fichue bronchite qui me poursuit depuis 3 semaines. Le 25 a été BEAUCOUP moins drôle. Je l’ai passé à faire la papillote sous étuve en couette. Je n’ai ni vu le repas, ni la famille, rien je suis resté cloué au lit jusqu’au 26.
La malédiction de la noyel n’est jamais loin!
Mais attention bientôt un nouveau cap s’annonce! La nouvelle année …
Svp, cette année ne me dîtes pas « bonne année » sans l’avoir mûrement réfléchi un milliard de fois dans votre tête. Parce que les années merdique y’en a marre! Dire bonne année c’est comme croire au papa noyel hein ! J’avais décidé de passer ce douloureux cap à faire la papillote mais bon j’ai décidé de me mêler à la populasse finalement.
Comme promis je n’ai aucune résolution à vous donner. Je compte bien poursuivre ma carrière de râleuse officielle. Bon allez je vais quand même à la demande quasi unanime faire quelque chose pour les couleurs de ce blog et vos petits nyeux ^^ Mais va falloir m’aider (Kira si tu me regarde vient par ici mon petit).
Bon je vais finir en bisounours pour vous remercier de lire mes débilités depuis que j’ai ouvert ce blog J c’est gentil J. Que vous soyez de nioutaik, d’sso, de la fraise ou d’ailleurs ^^
je ne vous souhaite pas une bonne année mais une moins pire que l’an dernier c’est déjà pas mal !
Allez free hugs pour tout le monde ! (Et champagne please)
Déjà qu’on travaille , il faudrait pas en plus se plaindre…
Ma chronique a semble t-il suscité plusieurs type de réaction. Majoritairement elle aura fait rire et soulevé quelques anecdotes marrantes au sujet de ce métier.
Minoritairement, très minoritairement même, elle a apparemment choqué. Par sa vulgarité d’abord.
Comme je me dit que certains ont peut être été choqué et ne l’ont pas fait savoir je m’en explique.
C’est très simple, ça s’appel un type d’humour. Qui n’est pas forcément du goût de tout le monde je le conçois. Cela ne fait pas de moi une fille « vulgaire ». Prenez Bigard et Gad Elmaleh, oui un des deux est vulgaire et pourtant chacun a son public. Il faut lire cette chronique un peu comme un sketch, qui serait plus fait pour être jouée et dite que pour être lu.
Mais elle a amené un autre problème qui celui là me paraît du point de vue humain profondément injuste.
Il semblerait que lorsqu’on a la chance d’avoir un travail, on ne devrait pas s’en plaindre…
C’est donc ça la France d’aujourd’hui ? Travaille, peu importe les conditions et ne te plains pas car tu travailles. Merci c’est trop d’honneur…
Je vais donc recadrer ma pensée. Bien sûr que je suis satisfaite d’avoir un travail car il me permet de ne pas vivre cloîtrée chez moi, d’avoir une vie sociale, et de pouvoir me faire un tant soit peu plaisir. Et ce parce que j’habite chez mes parents. Si j’habitais seule, il me permettrait à peine de payer mes factures.
Mais cela ne m’empêche pas de dire que oui il y a pire comme travail mais il y a aussi bien mieux. Et que si nos ancêtres s’étaient contentés de leurs conditions de travail, les avancées dans ce domaine aurait été bien faible. Bien sûr je ne peux pas changer le comportement des clients, m’en plaindre est un moyen de relâcher la pression et de rire. Mais je suis complètement contre l’idée que je n’ai pas le droit de me plaindre de mes conditions de travail parcequ’elles ne sont pas les pires du monde.
Exemple tout bête , les chaises, si mon hypermarché investissait dans de bonnes chaises qui ne provoque pas de courbatures, de lumbago, ni de tassage de vertèbre, mes collègues et moi on serait déjà bien content. Une chaise c’est quoi 50 euros ? 100 euros à tout casser, 28 caisses, allez pour voir gros il faudrait 3 000 euros pour améliorer un tant soit peu les choses. 3 000 euros pour un hypermarché c’est une goutte d’eau. Et là on me répond « oui mais le concurrent en face il les met pas les 3 000 euros », ne rigolez pas on me l’a bien dit.
Ah bah c’est vrai que tout s’explique, la course poursuite au gain, bénéfice ARGENT ARGENT ARGENT.
Donc au nom de l’argent je dois supporter mes maux de dos et ne rien dire.
Je suis contre l’idée qu’on doive culpabiliser un salarié en lui disant qu’il y a pire que lui pour qu’il n’espère pas mieux. Je préfère être traitée d’utopique, que de me résoudre à être prise pour de la chair à profit, bonne qu’à faire rentrer l’argent dans les caisses et pas dans ma paye.
Mais en France mes amis, il semblerait que ce ne soit plus admis. D’ailleurs chers clients incompris, impatient, outré, injurieux soyez heureux, dans certains supermarchés apparaissent déjà des caisses automatiques. C’est ainsi que la modernité règles les problèmes de conditions de travail. Une machine ça ne se plaint pas.
Enjoy.

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