Placebo sur Spotify ou mes années 2000 dans les dents

Placebo, c’est la fin du collège, c’est le lycée, c’est le début de la fac. Placebo a débarqué sur Spotify, et chaque chanson me ramène 10 ans en arrière. Des souvenirs qu’on se prend dans les dents en se disant que c’est si loin putain. Que le temps a filé. Et que pourtant tout est encore là. Profondément, mais c’est là.

Placebo c’est un coup de cœur, c’est mon cœur en miette, mon cœur autour du cou comme une adolescente. Placebo c’est des souvenirs, du bonheur, des rires, de l’amour, de la rage, de la tristesse, de la colère. Placebo c’est faire la queue à 6h du mat le lendemain d’une opération des dents de sagesse devant la Fnac en plein hiver.

Placebo c’est un lecteur mp3 sur les oreilles et les choquottes en se rendant aux épreuves du bac. C’est noircir des pages sur ce qu’on ressent dans des carnets et les conserver pour ne jamais oublier. C’est du mousseux dégueulasse avalé par deux folles pour l’ivresse et des croissants aux amandes.

Placebo c’est une chambre au papier peint orange. Placebo c’est Cachan, c’est le 11 rue de Provigny, c’est Fresnes, c’est Chevilly-Larue, c’est Paul Bert, c’est Mistral.

Placebo c’est comme Saez. C’est une époque. Ce n’est plus pareil mais c’est toujours fort de s’en souvenir.

Ma chambre d'ado

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